Bilan du Grand Raid... avec Thierry CHAMBRY

mardi 6 novembre 2012, par Gilles Gauvin

Thierry CHAMBRY, qui était venu rencontrer les élèves du lycée avant le départ du Grand Raid, a gentiment accepté de faire un bilan de la course, qu’il n’a malheureusement pas pu terminer, en répondant à quelques questions élaborées par les élèves du Club UNESCO.
Les élèves lui ont également envoyé un dessin, réalisé par Liu Lisa de Terminale S, pour le soutenir dans sa convalescence (voir fichier joint).

Thierry Chambry et Myrielle Hoareau lors de leur visite au lycée le 19 septembre 2012

Quelles sont vos impressions sur ce Grand Raid 2012 ? Était-il vraiment plus difficile que les précédents et pourquoi ?

Oui très certainement, difficulté supplémentaire par une plus grande distance +9kms et aussi un plus gros dénivelé. Autre raison très éprouvante aussi les conditions météorologique, pluie, brouillard, vent dans la première nuit puis des variations de températures assez rapides où il faut très vite s’adapter.

Quels ont été vos meilleurs et vos pires moments ?

Du fait de mon abandon (1er abandon sur cette course) assez rapide vers le piton Textor et cette chute qui restera un mauvais souvenir à cette 20ème édition.
Le meilleur et très certainement le moment du départ avec plein de belles rencontres de raiders venu des quatre coins de la planète. Un instant magique aussi une délivrance qui débute après tout ce travail d’approche.

Auriez-vous des propositions à faire pour améliorer la sécurité sur le parcours ?

Améliorer le balisage de façon uniforme, établir une règle sur tout le tracé et non pas par zone. Mettre aussi une rubalise réfléchissante la nuit de type 3M
Le moment de l’arrivée du vainqueur, fermer la zone d’arrivée à quelques médias.

Pensez-vous refaire le Grand Raid l’an prochain ?

Oui très certainement, il reste un gout amer et comme une envie de faire beaucoup mieux l’année prochaine.

Quelles ont été les circonstances de votre accident ? (fracture ouverte de la rotule)

Terrain très accidenté, roches volcaniques et mauvaise visibilité par la pluie et le brouillard.

Qu’en est-il de votre moral ?

Difficile du fait d’un changement de rythme et de vie brutal, mais il faut accepter cet accident où je suis responsable. Malheureusement il y a bien pire sur cette édition ou dans notre vie quotidienne, alors je relativise.
Je reste positif en me soignant le mieux possible pour un retour plus fort, comme une nouvelle fraicheur mentale qu’il sera bon d’exploiter au moment voulu. J’en profite aussi pour reprendre quelques études sur la physiologie du sport par exemple.
Une expérience similaire en 2004 : un accident avec 6 mois d’arrêt, l’année suivante je reviens 10ème sur cette Diagonale et une grosse progression. Le plus important est de ne pas avoir de séquelles.

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